« J’ai une vraie tendresse pour les losers magnifiques. Ce sont eux qui ont le plus à raconter parce qu’ils sont en permanence dans l’échec de la quête qu’ils mènent. Au-delà de ce qu’ils paraissent, ce sont des Don Quichotte. (...) Bien que le film traite du rapport père/fille, j’avais aussi envie de mélanger les genres et d’être à la fois dans une comédie très française – un cinéma que j’aime comme celui de Oury ou Veber – et une comédie sentimentale avec le couple formé par Chloé et son mari. Je voulais absolument que l’on se sente bien à la fin du film, heureux et tout à la fois déçu de les quitter. (...)
Je travaille depuis un moment avec François Berléand dont j’aime la fidélité. J’espère qu’il continuera longtemps à me faire l’honneur de me suivre! On l’a souvent vu dans des rôles d’homme cynique et un peu méchant. Mais il me semble au contraire qu’il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il joue quelqu’un de tendre et lunaire. (...)
Gérard Jugnot, tout en étant très drôle, dégage une émotion incroyable. Il est de ces gens que l’on peut tout simplement poser devant la caméra et qui vous serrent le cœur – tout en vous faisant rire ! J’aime son sens de l’exigence, et sa grande délicatesse de proposer sans jamais imposer. (...)
Je suis persuadé – et elle va le démontrer de plus en plus – qu’Olivia Ruiz a un potentiel formidable comme actrice. Chose assez rare chez une femme aussi séduisante, elle possède également un réel potentiel comique et n’a pas peur d’en jouer.
Interpréter Stephen, cet espèce d’archétype, beau, intelligent, riche, généreux, ouvert, n’était pas évident du tout. Jamie Bamber a su trouver l’équilibre. Par petites touches, avec cette espèce de retenue anglaise – irlandaise en l’occurrence puisqu’il est américano-irlandais –, il arrive lui aussi à évoluer sur cette fine ligne entre le rire et l’émotion.
De l’écriture avec Gianguido Spinelli, mon coscénariste, jusqu’au montage du film je n’ai eu qu’une seule obsession, qu’un seul moteur, que le spectateur sorte de ce film l’esprit léger et le sourire aux lèvres. Comme après une bonne soirée entre amis en quelque sorte… »

[ Martin Valente se passionne très tôt pour le monde du 7e art. Héritier d'une certaine tradition du cinéma français comportant des scènes très dialoguées, il s'essaye d'abord aux courts métrages. En 1998, il réalise 'Echecs et plonge', interprété par Lorant Deutsch, et en 2000, 'La Déclaration', avec Blanche de St-Phalle. Il rencontre un premier succès avec le court métrage 'Ta soeur', qui est présenté dans de nombreux festivals, et sera récompensé au Festival d'humour de Meudon par le prix TPS et le prix d'interprétation pour Lorant Deutsch. En 2003 il tourne son premier long métrage, 'Les Amateurs', qui s'inspire du scénario de 'Ta soeur'. Il signe ensuite 'Fragile(s)', en 2007, puis 'Un jour mon père viendra' en 2010, où il retrouve pour la troisième fois François Berléand, aux côtés de Gérard Jugnot et Olivia Ruiz… ]

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