« (…) J’ai écrit cette histoire qui a pour point de départ le rapatriement en France d’un homme né Français (Jacques) et de sa fille métisse (Safi), et qui se poursuit par le difficile apprivoisement de ces deux êtres là, qui souffrent différemment de ce qu’ils ont dû quitter. Lui revient sur une terre avec laquelle il n’a plus aucune affinité, elle doit se confronter à un pays auquel elle n’est liée que de loin et dont elle n’a pas les codes, avec une mère laissée au pays et complètement disparue qui plus est. (…) Safi est en quelque sorte le nœud de la blessure et le seul territoire possible pour Jacques mais ça, il va devoir l’apprendre.
(…) Les visions de Côte d’Ivoire dans le film éclairent pour moi le caractère de Jacques, son territoire singulier et libre dont il ne retrouvera jamais la mesure en France. C’était important pour moi que ce ne soit pas forcément un territoire rêvé ou enviable mais un paysage-empreinte, quelques fragments obsessionnels qui connotent un monde pour lui perdu. »

[ Ada Loueilh est née en Corse et a grandi en Côte d’Ivoire. Elle intègre l’École Normale Supérieure de Lettres et Sciences Humaines de Lyon en Lettres modernes, puis le département scénario de la Fémis, dont elle sort diplômée en 2011. Depuis, elle a assisté le vidéaste Frédéric Nauczyciel dans la conception de son installation "The FireFlies, Baltimore", exposée au Mac-Val à l’été 2012, et a coécrit le premier long-métrage d’un jeune réalisateur grec, Gabriel Tzafka. Papa Lumière est son premier long-métrage. ]

  • « Un homme blanc, massif et las, une ado métisse, élancée et nerveuse : ces deux corps opposés et complémentaires sont la force de ce drame simple et lyrique. (…) Nice, ville d'accueil des rapatriés, est filmée, pour une fois, dans son authenticité. En père privé de repères, Niels Arestrup est un monstre de subtilité. »
    Guillemette Odicino - Télérama
  • « Avec ce premier film, Ada Loueilh nous touche en ranimant la déchirure du rapatriement. Face à un Niels Arestrup toujours impressionnant, la jeune Julia Coma impose une belle présence, mystérieuse et intense. »
    Olivia Leboyer - Toute la Culture
  • « Ce drame humanitaire et intimiste de nantis anéantis s’appuie sur le charisme volcanique d’un Niels Arestrup monumental dans sa déchéance. Formant un touchant oxymore avec ce sacré monstre, la jeune Julia Coma apporte toute la force vive de sa fragilité à son personnage de jeune fille en pleine mutation. Charnel, puissant même défait, « Papa lumière » rend hommage à cette âme africaine qui sait habiter les corps quelle que soit leur couleur. »
    Alain Spira - Paris Match
  • « Papa lumière laisse une trace faite de pertinentes et fructueuses interrogations, une trace sensible et sincère qui ne peut laisser indifférent. »
    Olivier Barlet - Africultures
  • « Niels Arestrup est formidable, comme toujours, dans ce rôle assez rare pour lui, celui d'un père attentionné, sous des dehors énervés. Il attire la sympathie, aidé par une jeune comédienne amateur discrète et très juste (Julia Coma), dans ce film doux-amer à l'atmosphère et au contexte originaux, qui sort un peu de l'ordinaire. »
    France Soir
  • « Papa Lumière fait donc parti de ces petits films français qu’on a envie de soutenir car il porte un message dur avec une subtilité touchante. »
    Antoine Corte - Bulles de Culture
Photos © Denis Manin