Avi Nesher Délaissant Hollywood et les films d’action, le réalisateur Avi Nesher retrouve sa terre natale et réalise une fable humaniste pleine d’espoir. Entre chocs culturels et conflits générationnels, il aborde la question de l’identité et du respect de la différence par le biais de l’humour, sans sombrer dans les bons sentiments ou la niaiserie. Mais sous ses airs de chronique rétro d’une petite communauté multiraciale perdue au milieu de nulle part, à la fin des années 60, "Au bout du monde à gauche" pose une question d’actualité : comment vivre en harmonie sur une même terre lorsque l’on est culturellement différents ? Pour Avi Nesher, ce qui nous définit et fait notre identité : "c'est notre humanité. A mes yeux toute idée de nationalisme est suspecte et destructrice. Arabes ou juifs, nous sommes des êtres humains avant tout. Je garde espoir, et je crois vraiment en la réconciliation".

[ Réalisateur, scénariste et producteur israélien, Avi Nesher passe pour la première fois derrière la caméra en 1978 avec "The troupe", une comédie musicale qui suit une troupe de spectacle de l’armée israélienne. De la romance (Dizengoff 99) au drame (The cowards, Age and glory) en passant par le fantastique (Conqueror), Avi Nesher touche à tous les genres dans les années 80. En 1991 il se fait connaître du public français grâce au Festival d’Avoriaz : Prix du public avec "Time bomb", un film sur les manipulations psychiques, il est à nouveau en compétition deux ans plus tard avec "Le double maléfique", film d’horreur avec Drew Barrymore. Après une série de films d’action, de thriller et d’horreur (Savage, The taxman ou encore Ritual), il revient en 2003 à ce film plus personnel, chronique douce-amère d’un petit village peuplé d’immigrants perdu au milieu du désert israélien. ]

  • « Le projet est de toute évidence très personnel et le résultat d’une sincérité touchante. »
    E.R. - Première
  • « Certes, on peut reprocher au cinéaste d’en rajouter, mais il y a dans sa démarche un plaidoyer sincère et généreux pour une société plus solidaire et plus tolérante. Le tout incarné par des comédiens inspirés. »
    Françoise Maupin - Figaroscope
  • « On oublie les maladresses formelles de ce film pour ne retenir que la générosité de son fond, symbolisé par l’implication de ses acteurs. »
    T.C. - Studio Magazine
  • « Ce petit monde en soi, miroir d'un pays en train de se bâtir et déjà divisé, s'avère foisonnant pourvu qu'on oublie certaines facilités dans la galerie de portraits. »
    Jacques Morice - Télérama
  • « Quand un as de la série B, voire Z, nous surprend à lancer un SOS de pacification entre les peuples, ça donne un petit film certes candide mais d’une respectable et chaleureuse sincérité. »
    Laurent Djian - Cinélive