Guy Deslauriers « "Aliker" illustre la naissance, en Martinique, d’une conscience politique dans un contexte marqué par les féodalités coloniales du début du 20ème siècle. Cette histoire d’André Aliker est aussi celle de l'apparition d’une presse indépendante et libre, soucieuse de justice et d’égalité. C’est aussi l’histoire d’un homme qui a payé de sa vie son intégrité face à une puissance sans limites.
L’Affaire Aliker est une histoire qui m’émeut beaucoup, car ce n’est pas seulement une histoire des nègres contre les békés ou vice versa. C’est aussi et surtout un récit moderne à travers la vie d’un journaliste intransigeant et soucieux d’aller jusqu’au bout de ses idées et de ses idéaux quel que soit le prix. Ce que je trouve intéressant, c’est que, me semble-t- il, cette histoire a aujourd’hui, de part ce qu’est la réalité du journalisme, plus d’écho qu’elle n’en avait hier. Et cet écho ira s’amplifiant.
Entre Patrick Chamoiseau et moi, il y a une grande complicité. Il est très ouvert et c’est quelqu’un avec qui il est très agréable de travailler. Ce n’est pas seulement un scénariste, puisqu’il s’implique à tous les niveaux de la production. Patrick est aussi un très grand ami… »

[ Né à Aubagne, dans le sud de la France, Guy Deslauriers, passionné de cinéma, effectue pendant ses études secondaires de nombreux stages de cinéma à Fort-de- France en Martinique. En 1982, il est stagiaire à la mise en scène de "Rue Cases Nègres" d'Euzhan Palcy. Installé à Paris en 1983, il est assistant-réalisateur jusqu'en 1988, date à laquelle il réalise son premier court métrage "Quiproquo". Depuis Guy Deslauriers a réalisé plusieurs documentaires pour la télévision dont "Edouard Glissant, portrait d'écrivain" diffusé sur France 3. "L'Exil du roi Béhanzin", son premier long métrage, a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et a obtenu plusieurs prix. Son long-métrage "Passage du milieu" a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux (Toronto, Sundace). Après Biguine, en 2004, Aliker est son quatrième long métrage. ]

  • « Loin des modes passagères, "Aliker" pourrait bien devenir "un classique" qui traverse les années. »
    Tony Grieco - Brazil
  • « La volonté pédagogique des auteurs de ce film force le respect (...) La reconstitution historique est stylisée à l'extrême (...) Cette raideur confère une certaine dignité à l'histoire mais en masque la dimension humaine. »
    Thomas Sotinel - Le Monde
  • « La force de conviction de Stomy Bugsy dans le rôle principal emporte le morceau. »
    TéléCinéObs
  • « Porté par une interprétation globalement convaincante (Stomy Bugsy s’en tire bien dans un rôle pourtant pas si évident) et par un scénario clair et précis, Aliker a le mérite de nous apprendre un certain nombre de choses sur la Martinique et son histoire sociale. »
    Virgile Dumez - àVoir-àLire.com