Fabien Onteniente « Dans mon imagerie, je suis parti de ces personnages des années “Audiard”, et celui qui incarnait le Ventura de l’époque, c’était Gérard Lanvin. Je trouve qu’il n’y a pas beaucoup d’acteurs qui peuvent interpréter ce type de personnages, le voyou noble… Pendant une pause du tournage de JET SET, j’ai vu Lorànt Deutsch jouer au foot avec des gamins et je me suis dit qu’il jouait vraiment très bien. Du coup, lorsque j’ai cherché un jeune footballeur, j’ai pensé immédiatement à lui. C’est un comédien très vif, passionné, et il a vite compris tout ce qu’on pouvait faire avec un joueur de foot. Samuel Le Bihan, comme Lorànt Deutsch, est devenu un de mes complices depuis JET SET. Quand je lui ai parlé du personnage, il m’a simplement dit : “Moi, un grand con, je peux le faire !”. En fait, ça l’a amusé de faire un rôle qui est à l’antipode de ce qu’on lui propose d’habitude.»

[ Fabien Onteniente abandonne ses études d'optique pour réaliser son premier court métrage en 8 mm, prendre des cours d'art dramatique avec John Strasberg, et tourner de petits rôles pour la télévision. Il devient secrétaire adjoint de la Société des auteurs compositeurs de musique (SACD) et entre alors dans le monde du cinéma en écrivant des scénarios de courts, parmi lesquels “Le Perroquet des îles”, sélectionné aux Césars en 1984, et “Grand khalife dans la quatrième”, sélectionné quant à lui au Festival de Clermont-Ferrand. C'est en 1989 qu'il passe à la réalisation, avec le reportage “Qui se cache derrière François Mitterrand?”, et son premier court, “Bobby et l'aspirateur” en 1990. En 1992, il passe au format long avec “A la vitesse d'un cheval au galop”. Les films s'enchaînent : “Tom est tout seul”, l'année suivante, puis “Grève party” (1997) et “Jet Set” (1999), et devant le succès de ce dernier, “People - Jet set 2” avec José Garcia. Inspiré par la Coupe du monde 1998, il réalise en 2002 “3 zéros”, puis en 2006, il s'attaque aux campeurs avec “Camping” emmené par Franck Dubosc et Mathilde Seigner. Deux ans plus tard, il retrouve Dubosc pour une comédie sur la musique culte des années 1980, et signe “Disco”, dans lequel il dirige également Emmanuelle Béart et Gérard Depardieu. ]

  • Truffée de dialogues percutants, cette comédie va droit au but et décrit avec efficacité un monde où les agents de joueurs font la pluie et le beau temps.
    Alain Grasset - Le Parisien
  • Le souffle un peu court du strict point de vue scénaristique, 3 Zéros procède plutôt en rapides contre-attaques, fondées sur une succession de saynètes donnant à chacun (...) l'occasion d'exceller, qui dans la bassesse, qui dans la crétinerie ou la cupidité ­ souvent même les trois simultanément. Les mots d'auteur, comme on disait du temps d'Audiard, fusent (...) à mesure que la fiction se juxtapose à la réalité, à travers une galerie de personnages dont on identifie sans peine les modèles déposés »
    Gilles Renault - Libération
  • (...) son film ressemble plus à une succession de pubs destroy et de répliques-marketing pour ne pas, très vite, se vautrer dans la fascination non feinte de ce qu'il fait mine de dénoncer.
    Vincent Malausa - Chronic'Art
  • (...) 3 zéros ne s'adresse pas qu'aux initiés. (...) Du coup, le film, authentique réussite dans le registre de la comédie populaire, ce qui n'est pas si fréquent, a toutes les chances de réjouir les zygomatiques de tout le monde, ce qui l'est encore moins.
    Olivier De Bruyn - Première

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