Le déséquilibriste

Car nul ne peut emprunter la voie ou suivre les objectifs d'un autre.
Nul ne peut assurer que l'autre s'est trompé de voie.
C'est au fond de soi que chacun trouve sa réponse.
Jean Mourgues

« Faire d’une contrainte une force ». Ce qui pouvait passer pour un oxymore de plus dans une longue liste de lieux communs se révélait pourtant un nécessaire levier dans la vie quotidienne, notamment dans la mienne. Levier nécessaire pour garder la tête hors de l’eau saumâtre du renoncement et continuer à croire à un possible monde meilleur, ou tout simplement pour survivre dans une société où la place de l’homme libre se fait de plus en plus ténue. Mais qu’est-ce qu’un homme libre ? Est-ce que cela a d’ailleurs jamais existé ? Quand je songe à la libido qui me fait me retourner sur chaque silhouette féminine avenante, je me dis que je serai toujours prisonnier de mes pulsions archaïques. D’où, entre autre, l’idée d’essayer de faire d’une contrainte une force, ce que beaucoup d’artistes sont parvenus à réaliser, il me semble - enfin, mon voisin est coiffeur et se prétend aussi artiste.

Lorsque j’étais rentré chez moi les bras chargés de victuailles, un papier aimanté sur la porte du réfrigérateur ne laissait aucun doute sur le silence inhabituel qui régnait dans mon appartement : « Je te quitte, tu es formidable mais la vie avec toi est impossible. Bonne chance…»

Je déballai le bouquet de lys ramené pour l’occasion, en me disant que l’occasion n’est pas toujours celle à laquelle on pense, et qu’en guise de dîner intime j’allais passer une soirée seul. Mais c’est à sa capacité à relativiser les évènements que l’on reconnaît le sage, et si je m’en référais à mes dernières lectures bouddhistes, en l’occurrence un livre de Matthieu Ricard sur le bonheur, je ne devais pas me laisser atteindre par ce qui n’était, finalement, qu’une nouvelle expression dérisoire des aléas du quotidien.

La propension de l’être humain à n’être jamais satisfait m’étonnera toujours, surtout lorsque cet être humain est moi-même. Si l’insatisfaction est parfois source de progrès, lorsque le chercheur cherche plus loin que ce qu’il a déjà découvert - bien qu’il s’agisse là plutôt de curiosité, de désir de comprendre, que de réelle insatisfaction-, l’insatisfaction chronique, de celle qu’éprouve celui qui désire toujours plus, l’enfant gâté en perpétuelle demande de nouveaux jouets, mène à une forme de surenchère dans laquelle on perd son âme. On ne peut pas être heureux et insatisfait, donc cessons d’être insatisfait… La solution réside probablement dans le fait de se refuser à toute convoitise, de se concentrer sur l’essentiel, et de ne pas écouter les chantres de la consommation qui nous invitent à devenir de gentils aliénés. C’est pourtant simple.

J’allais donc essayer de retenir des propos lapidaires confiés aux bons soins de mon réfrigérateur que j’étais un homme formidable, et tenter d’oublier le reste et son cortège d’amertume. J’ai dans mon bréviaire une phrase aux consonances lacaniennes qui prétend que ce qui se termine est précisément ce qui n’a pas commencé. Je n’ai toutefois pas d’attirance particulière pour Lacan, et six années passées à me regarder le nombril sur le divan de divers psychanalystes m’ont amené à comprendre bien des choses que je savais déjà sans plus trouver de solution à mes problèmes existentiels, si ce n’est au contraire exacerber mon émotivité. Dire que ce qui s’arrête n’a pas commencé sous-entend que ce qui a vraiment commencé ne se termine pas, et cette dernière proposition, paradoxalement peut-être, me rassure. Je dois avouer qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises de croire que quelque chose avait commencé et de constater qu’en fait non, je m’étais encore trompé… Mais je connais des amitiés sans nul doute éternelles, même si je sais ne jamais revoir certains de mes amis, pour des raisons diverses, la moins discutable étant leur mort.

Une camarade costumière à qui j’avais prêté quelques jours mon appartement m’avait laissé en cadeau une théière japonaise et une sélection de thés raffinés - ma préférence allait au lapsang souchong, délicatement fumé. Je me préparai un thé selon un rituel qui restait à définir, puis disposai les fleurs de lys dans un vase élancé que je déposai sur la cheminée du salon. Ces fleurs étaient le seul élément décoratif de la pièce, vidée peu de temps auparavant de tous les bibelots et tableaux accrochés aux murs. Ce décor figé ne m’inspirait plus guère, j’avais besoin de faire place nette, peut-être aussi pour y voir plus clair dans mon esprit, évidente gageure.

Tandis que je me brûlais la bouche avec la première gorgée de thé, je songeai à la difficulté de se projeter dans l’avenir, surtout en admettant que l’on est toujours et jamais qu’aujourd’hui. Mon père m’avait conseillé, alors que je sortais frais émoulu du baccalauréat, de m’occuper désormais sérieusement de ma retraite. Cette remarque m’avait paru si surréaliste que je n’avais pas réagi à l’époque ; comment penser à la fin alors que j’étais à peine au début d’une vie professionnelle à inventer ? Je sentais pourtant poindre maintenant l’angoisse d’un avenir incertain, voire d’une probable misère, mais sans vouloir passer pour un inconséquent irresponsable, je ne tenais pas à hypothéquer le bonheur quotidien au nom de difficultés futures, même si c’était à peu près exactement ce que je faisais depuis quelques temps. Ma naïveté contemplative, ma propension à rêver et mon romantisme désuet succombaient parfois sous le joug du matérialisme ambiant et des ambitions individuelles auxquels je me trouvais confronté.

Le thé s’était naturellement refroidi. Le salon était silencieux, un bâton d’encens diffusait un entêtant parfum de figuier qui se mêlait désormais à celui des lys, et malgré moi je sentais poindre un début de nostalgie. S’il est plaisant parfois de cultiver une mélancolie où les sentiments sont tous plus ou moins noyés dans la ouate - certain appellerait ça un état dépressif-, je n’avais pas du tout l’intention ce soir de m’apitoyer sur moi-même. Je ne savais pas encore quoi envisager, appeler un ami, sortir boire un verre, m’allonger sur le canapé pour finir ce bouquin de Romain Gary au nom peut-être prédestiné, « La nuit sera calme », ou me taillader les veines dans un bain chaud. Evoquant cette dernière hypothèse, je me demandais s’il serait judicieux de prévenir quelqu’un de mon acte, notamment cette jeune idiote qui venait de prendre la poudre d’escampette. Mais cela aurait été plutôt mesquin, et vraiment dénué de panache. Enfin, il faut avoir vingt ans pour trouver la notion de suicide romantique.

Je parcourai sans conviction mon carnet d’adresses en quête d’une âme charitable qui accepterait de me supporter ce soir. A chaque nom sur lequel s’attardait mon regard j’associais la possible teneur d’une rencontre, et je me résignais en songeant que décidément, je n’étais pas sociable ces temps-ci. Il m’est difficile de solliciter l’autre quand je ne vais pas bien, je préfère encore faire l’ours des Carpates et hiberner en attendant des jours meilleurs qui ne manqueront pas de venir. Ce comportement de repli, voire de confinement, qui n’est pas sans rappeler celui de l’huître, me vaut de régulières engueulades affectives de la part de mes amis, qui m’avouent parfois se trouver désemparés de ne pouvoir m’aider, et m’en font le reproche par un étrange retournement dialectique.

Je refermai le carnet d’adresses d’un claquement sec, comme pour dire que j’assumerais la situation seul et qu’on allait voir de quel bois je me chauffais, à la don Quichotte. Si mon téléphone s’était manifesté j’aurais exceptionnellement répondu, par désœuvrement sans doute, mais même ce triste factotum semblait vouloir prendre ses distances ce soir. Très bien. Je l’éteignis par dédain et me sentis soudain maître de mon destin, désormais préservé d’intrusions inopinées dans mon espace privé. Privé était le mot juste. Privé de quelque chose, ou de quelqu’un, plutôt.

Solitude acceptée, silence de rigueur, il était encore tôt mais déjà la nuit allait tomber et questionner de nouveau nos certitudes. Je regardais par la fenêtre du salon les voitures s’engoncer dans le mitan de la ville marchande, tels des spermatozoïdes gonflés d’importance mais pourtant perdus dans une compétition stérile. La répétition des comportements humains, leur juxtaposition à l’infini, m’évoque immanquablement l’absurdité de la vie, à laquelle pourtant chacun de nous est obligé de trouver un sens ne serait-ce que pour survivre, justement. Dans cette histoire absurde les dieux ont trouvé une place de choix, revêtant des visages différents au gré des époques ou des cultures, mais confinant toujours leurs fidèles dans des convictions fort opportunes sur les motivations de leur existence. Il est intéressant de noter que la Nature s’est d’abord souciée beaucoup plus de matière que d’esprit (ce qui est bien compréhensible si l’on considère l’ampleur de la tâche), ce dernier étant une sorte d’illumination tardive dans l’évolution des espèces, comme si le plus important était de fournir de la matière à l’évolution plutôt que de penser l’évolution elle-même. La conscience, ce formidable outil insaisissable qui nous distingue des autres êtres vivants, s’est donc éveillée lentement, bravant d’innombrables écueils, pour donner ce que nous connaissons aujourd’hui, c’est à dire une étonnante machine sans mode d’emploi fourni à la livraison et dont chacun fait un usage très personnel. Le côté gaguesque de tout cela prête à sourire, surtout lorsque l’on regarde par une fenêtre des automobilistes bloqués dans les embouteillages vespéraux, soucieux certainement de rejoindre le nid douillet de leur petite famille, mais au volant de véhicules crachant sans vergogne des mètres cubes de gaz carbonique à la face de l’humanité future. Et moi, bien sûr, je faisais comme tout le monde.

Alors que rien autour de nous ne change, il suffit de poser un regard légèrement différent sur la vie pour se sentir plus ou moins optimiste. Changer de point de vue… La nuance est subtile, et l’on ne peut que constater que l’équilibre psychologique tient à peu de chose. On croit parfois trouver une échappatoire à la tristesse ou au désespoir dans l’ivresse, le stupre, la boulimie, le stakhanovisme sous toutes ses formes, mais l’illusion est fugace et bientôt on se reprend en pleine figure avec une vigueur insoupçonnée ces mêmes angoisses que l’on voulait fuir, comme un clou respire entre deux coups de marteau mais finit par être enfoncé complètement dans le mur, à moins qu’il ne se torde de douleur avant et ne soit arraché d’une tenaille vengeresse. Je n’avais pas envie d’être ce clou, ni ce marteau, ni cette tenaille - ni même ce mur, car j’ai une appréhension des piqûres, un truc de gosse, encore. Qu’avais-je envie d’être, alors ? Qu’avais-je envie de devenir, hormis quelques poignées de cendres répandues sur les vignes de Bourgueil, du côté d’Ingrandes de Touraine ou de Restigné ? Là était la véritable question, probablement la plus déterminante de toutes celles que je me posais, toutes ces interrogations silencieuses qui finissaient par lasser mon entourage, qui préférait prendre la tangente et s’éloigner d’un type aussi compliqué en apparence. Un type qui n’arrivait pas être heureux comme tout le monde, mais l’était pourtant plus souvent qu’ils ne l’imaginent.

« Je te quitte, tu es formidable mais la vie avec toi est impossible. Bonne chance… ». Merci beaucoup, vraiment. J’ouvris la porte du réfrigérateur, pour constater sans surprise que son contenu me permettrait de tenir un siège de plusieurs jours, à condition de consommer avec parcimonie les victuaille de ce soir et de ne boire que du vin blanc. J’avais déjà connu pire, dans ces années de vaches maigres dont les sonnailles m’empêchaient parfois de dormir, quand l’épicier arabe me faisait crédit jusqu’à mon prochain salaire, qu’il en soit encore remercié le brave homme, qui me répétait ce précepte musulman : « fais le bien et oublie-le ».

La sonnette de l’appartement retentit tandis que je me servais un verre de pouilly à la cuisine, mais je n’avais aucune envie de répondre, je n’étais là pour personne. Les coups de sonnette se firent insistants, presque vindicatifs, ce qui eut simplement pour effet de conforter ma position ; je ne souhaitais pas que le monde énervé s’immisce chez moi. Quand on tambourina à la porte, je songeai que le métier de colporteur devenait de plus en plus difficile et ingrat. Enfin, une voix autoritaire hurla « Police, ouvrez ! », et si je n’étais là pour personne, j’admis pouvoir faire une exception.

Quatre fonctionnaires de police, dont une jeune femme brune, investirent le vestibule d’entrée lorsque j’entrouvris la porte, faisant remonter à la surface de mes souvenirs quelques images percutantes du film « Brazil » de Terry Gilliams. Je n’avais rien de particulier à me reprocher, mais l’irruption soudaine des représentants de l’ordre réveilla ce sentiment de culpabilité latent dont je m’étais ouvert à maintes reprises lors de mes séances psychanalytiques.

- Monsieur Bernard ?, me demanda l’un des policiers en arborant un air faussement sympathique,

- Oui, c’est moi.

- Il y a quelqu’un d’autre chez vous ?

- Non, malheureusement. Il devait y avoir, mais il n’y a pas…

Les quatre fonctionnaires se regardèrent sans comprendre.

- Vous connaissez monsieur Krawski ?, reprit le chef de groupe.

- Oui.

- Il habite ici en ce moment ?

- Non.

- Vous l’avez hébergé chez vous pourtant ?

- Oui, il y a longtemps. Pourquoi ?

J’imaginai qu’il allait me rétorquer « ici c’est moi qui pose les questions!».

- Votre adresse est celle de son dernier domicile connu. Pour quels motifs vous l’avez hébergé  ?

- Parce que c’est un ami ; et qu’il était de passage. Mais…

- Un ami. Vous savez où on peut le joindre ?

- Non. Je n’ai pas de nouvelles depuis qu’il est parti, ça fait plus d’un an et demi déjà. Je reçois encore du courrier pour lui, mais je le retourne en mentionnant « n’habite pas à l’adresse indiquée ».

- Vous l’avez hébergé longtemps ?

- Au départ c’était pour une quinzaine de jours, mais ça a duré six mois environ.

- Vous avez une pièce d’identité ?

J’allai chercher mon passeport dans la poche intérieur de mon manteau. Le policier nota sur un calepin usé les références de mes papiers ainsi que les maigres informations que je lui avais fournies.

- Vous pouvez me dire ce qui se passe ?, demandai-je avec un accent de légitimité dans la voix.

- Monsieur Krawski doit être entendu par la justice pour une affaire le concernant.

- Quelle genre d’affaire ?

- Je n’en sais pas plus. Vous n’avez aucune idée de l'endroit où il se trouve ?

- Absolument aucune. Pour tout vous dire, nous nous sommes quittés fâchés, et depuis je n’ai plus du tout de nouvelles.

- Bon. Merci, monsieur Bernard.

- A votre service.

Je refermai avec précaution la porte derrière les policiers, qui descendirent les escaliers comme un troupeau d’éléphants. La confrontation n’avait pas duré plus de trois minutes.

J’avais reçu plusieurs semaines auparavant une lettre de mon ami Krawski, dans laquelle il m’expliquait recommencer une nouvelle vie quelque part en Afrique. J’étais au courant de ses démêlées avec la justice à propos d’une affaire de pension alimentaire, de sa condamnation à quatre mois de prison fermes, mais je ne me voyais pas jouer le rôle d’auxiliaire de police dans cette histoire. L’amitié est un lien à la fois simple et complexe, et le fait que nous nous soyons quittés fâchés n’impliquait pas que je le trahisse à la première occasion. Je me demande d’ailleurs quelle aurait été ma réaction s’il m’avait annoncé avoir tué son ex-femme, par exemple ; l’aurais-je également protégé, me rendant par là-même complice de ses actes, aurais-je essayé de le convaincre de se rendre à la justice, l’aurais-je dénoncé ? Je ne sais pas, et j’espère ne jamais être confronté à cette problématique ; les évidences se dissipent lorsqu’on affronte les réalités qu’elles évoquent.

Je retournai à la cuisine me servir un autre verre de vin, l’esprit ailleurs. L’idée d’Afrique, de voyage, de nouvelle vie, venait de s’immiscer par effraction dans mes pensées en songeant à la cavale de Krawski, et remisait au second plan le sentiment d’amertume que je ressassais alors. Je me sentais soudain plus léger, comme affranchi momentanément du poids de la société, des idées fausses, des convenances et de leurs entraves. L’ailleurs est un possible qui parfois permet de mieux supporter l’ici. Je souris en me moquant de moi, pauvre idiot recroquevillé sur une fausse misanthropie de circonstance; la vie revêtait à nouveau des atours ludiques, et si ce regain d’enthousiasme n’était pas étranger à l’ivresse discrète distillée par deux verres de pouilly, il tombait à point pour étouffer un accès de pessimisme stupide. A la santé des idiots !

En contrepoint de Mark Twain, qui avait écrit dans l’un de ses romans «ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait», envisager une chose comme réalisable ou à portée de main m’incitait souvent à rester en retrait, contemplatif, voire à bifurquer vers des horizons plus compliqués, ce qui s’avère probablement la meilleure méthode pour ne jamais rien faire dans la vie, hormis être traité de lâche par des individus déçus qu’on ne s’implique pas plus dans leurs projets… Si je me moque aujourd’hui de ce que l’on peut en penser, je mets tout de même au défi quiconque d’avoir négligé ou sciemment torpillé autant de bonnes fortunes que je n’y suis parvenu, avec talent, dans à peu près tous les domaines, de l’aventure amoureuse à l’investissement immobilier attractif, en passant par les opportunité professionnelles, le choix dans les menus gastronomiques, et plus généralement toutes les propositions qu’on ne peut pas se permettre de refuser. Comme je le répétais récemment à mon fils, un garçon très bien qui a la chance de vivre dans une partie du monde où les voisins ne s’entretuent pas à coups de machette sous prétexte que l’un n’a pas tout à fait les mêmes habitudes que l’autre, la plupart du temps ce n’est pas la réalité qui nous effraie, mais bien notre imagination. Enfant je ne croyais pas aux fantômes, pourtant j’en avais peur malgré tout, et cette contradiction, aujourd’hui encore, me rend plus compréhensif lorsqu’il s’agit de faire entendre raison à une femme, par exemple… L’imaginaire, fidèle compagnon de mes voyages statiques, est-il une conscience éphémère destinée à remplir les vides d’une réalité décevante, un nécessaire complément au doute, ou la manifestation parfois déroutante des turbulences de mon inconscient, ou tout cela et bien plus ? Un autre verre de pouilly me donnerait peut-être la réponse. Mais si de cette réponse, au fond, je me moquais ? Poser la réponse, c’est déjà connaître la question…